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Je vous laisse un commandement nouveau, aimez-vous les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres (Jn 13, 34. ,5e dim. de Pâques)
En quoi, ce commandement nouveau, est-il si nouveau ?
Le commandement de Jésus n’est pas nouveau, au sens, inédit. Déjà dans la première Alliance, l’appel à aimer Dieu et les autres était inscrit dans la loi religieuse (cf. Dt 12).
Au temps de Jésus, les pharisiens enseignaient de telle manière que le respect scrupuleux de la règle religieuse faisait comme passer, en arrière-plan, la vérité qu’il y a à vouloir aimer. Avec la femme adultère (Jn 4), Jésus manifeste que c’est le pardon qui fera vivre cette femme et non le respect premier de la loi de lapidation des femmes adultères.
Et pour les religieux que nous sommes, cette parole de Jésus est un appel sans cesse à renouveler notre rapport à la loi, de telle sorte qu’il n’étouffe pas ce qui sera propice à la vie.
Ce qui est nouveau, c’est que, pour Jésus, le commandement nouveau est très clairement le premier commandement, celui qui équivaut à l’adoration du Père (cf. Mt 22, 36-37). En Jésus cette recherche d’aimer est constante. Comme on le dit de Jésus, il ne fait pas de différence entre les gens (Mc 12, 14).
Là est la grande nouveauté : pour Jésus, sa recherche de la foi chez les autres, sa compassion pour les malades, son enseignement... sont pour tous : juifs et romains, cananéenne et samaritaine, pharisiens pieux et pécheurs publics. L'Evangile garde la trace que cette attitude n’était ni comprise, ni acceptée par les siens (cf. Zachée Lc 19 ou le repas chez Simon Lc 7, 36). Car il n’est jamais naturel pour un groupe d’aimer vraiment les autres, c'est-à-dire de montrer autant de compréhension, de patience, de compassion, de désir de salut à l’égard de ceux que l’on trouve si étranges.
Cela est le commandement nouveau qui « demande de ne pas faire de différence entre les gens », qui a fait des disciples de Jésus, une assemblée universelle : c’est cela la catholicité de l'Eglise.
C’est à cet amour que vous aurez les uns pour les autres, que l’on verra que vous êtes de mes disciples (cf. Jn 13, 34-35). Car, en vérité, si un groupe ou une institution arrivent à vivre cela en son sein, alors advient de la nouveauté dans le monde. Alors, l'Eglise devient réellement attirante pour ceux qui cherchent à être aimé et à être reconnu.
Si le Seigneur Jésus nous laisse ce commandement et nous envoie l’Esprit à la Pentecôte, c’est qu’il nous fait confiance nous sommes capables d’aimer ainsi. Cet amour est accessible et Dieu a mis en nous ce désir d’ouvrir notre cœur à plus large que les nôtres et ceux qui nous ressemblent (cf. Mt 6, 43).
Ne brisez pas l’élan de votre générosité enseigne le disciple Paul (Rm 12, 11) à ceux qui se disent disciples de Jésus
Père Alain Lotodé, Cure
Les rendez-vous du temps pascal
Mardi 14 mai à 14h30 à NDPS et à 20h30 à Ste Mathilde
Les récits bibliques de la résurrection, de l’Ascension et de la Pentecôte, proposés par le Père Autané
Au-delà de la foi au Christ mort et ressuscité, cœur de notre foi chrétienne, qu’est-ce que la science historique nous dit de ces récits ? Que faut-il entendre par « résurrection », par « monté aux cieux » ? Qu’est-ce que la Pentecôte, fête que l’on trouve déjà dans le judaïsme ? Peut-on refaire le fil des événements ? ...
Le Père Autané présentera, dans un exposé ouvert à tous, ce que les recherches bibliques et historiques disent aujourd’hui de ces événements, et comment la foi s’appuie sur ces événements.
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